- MORPHINE AGUETTANT
Dans quel cas le médicament MORPHINE AGUETTANT est-il prescrit ?
Ce médicament est un antalgique puissant qui combat la douleur en agissant directement sur le cerveau.
Il est utilisé dans le traitement des douleurs intenses ou rebelles.
Vous pouvez consulter le(s) article(s) suivants :
Présentations du médicament MORPHINE AGUETTANT
Les prix mentionnés ne tiennent pas compte des « honoraires de dispensation » du pharmacien.
Composition du médicament MORPHINE AGUETTANT
p ml | p ml | p ml | |
Morphine chlorhydrate | 0,1 mg | 10 mg | 40 mg |
La liste des excipients est consultable sur la page produit de chaque médicament de la gamme (pour la consulter, cliquer sur un nom du médicament).
Contre-indications du médicament MORPHINE AGUETTANT
- insuffisance respiratoire grave ;
- insuffisance hépatique grave ;
- épilepsie non contrôlée par un traitement ;
- en association avec les antalgiques contenant de la buprénorphine, de la nalbuphine ou de la pentazocine ;
- allaitement (en cas d'instauration du traitement ou de traitement prolongé).
Attention
Ce médicament opioïde fort expose à un risque de dépendance. Le risque est plus élevé en cas d'utilisation prolongée ou de dépassement de la posologie prescrite face à une baisse de l'effet du médicament (tolérance). La dose prescrite ne doit jamais être dépassée sans nouvel avis médical.
Une diminution progressive des doses est nécessaire après un traitement prolongé pour limiter les symptômes de manque (syndrome de sevrage) qui peuvent être observés en cas d'arrêt brutal du traitement.
Des précautions sont nécessaires en cas d'antécédent de toxicomanie ou d'alcoolisme, d'insuffisance rénale, d'hypertension intracrânienne, de drépanocytose, et chez les personnes âgées, notamment en cas d'adénome de la prostate.
Cette solution de morphine peut être injectée par voie sous-cutanée. Elle peut être également injectée par voie intraveineuse, mélangée à des solutés de perfusion ou à l'aide d'une pompe qui assure un débit constant étalé sur plusieurs heures. L'injection directe dans une veine ou dans un cathéter doit rester exceptionnelle : risque de malaise grave en cas d'administration trop rapide.
Évitez la prise de boissons alcoolisées pendant le traitement.
Ce médicament peut induire une somnolence parfois intense chez certaines personnes. Cette somnolence peut être augmentée par la prise d'alcool ou d'autres médicaments sédatifs. La conduite ou l'utilisation de machines dangereuses sont déconseillées.
Sportif : ce médicament contient une substance susceptible de rendre positifs certains tests antidopage.
Interactions du médicament MORPHINE AGUETTANT avec d'autres substances
Ce médicament ne doit pas être associé aux médicaments contenant de la pentazocine, de la nalbuphine, de la buprénorphine (TEMGÉSIC, SUBUTEX et ses génériques) : diminution de l'effet antalgique de la morphine.
Il peut interagir avec la naltrexone.
Informez par ailleurs votre médecin si vous prenez des médicaments sédatifs (tranquillisants, somnifères, antidépresseurs, neuroleptiques, antitussif opiacé...) ou un médicament contenant de la rifampicine.
Fertilité, grossesse et allaitement
Grossesse :
- une insuffisance respiratoire peut survenir chez le nouveau-né d'une mère traitée par des doses élevées, même si le traitement est ponctuel mais précède de peu l'accouchement ;
- un syndrome de sevrage, à l'inverse, peut concerner des nouveau-nés si leur mère reçoit un traitement régulier, même à faible dose. L'enfant souffre alors d'irritabilité, de vomissements, voire de convulsions.
L'utilisation de la morphine et de ses dérivés ne doit être envisagée chez la femme enceinte qu'en cas d'absolue nécessité, en effet :
Il est donc important de signaler à l'obstétricien la prise éventuelle de morphinique, afin que ces risques puissent être prévenus par une surveillance et un éventuel traitement adapté.
Allaitement :
La morphine passe dans le lait maternel : l'allaitement est contre-indiqué en cas de traitement prolongé. Une dose unique ne semble pas poser de problème.
Mode d'emploi et posologie du médicament MORPHINE AGUETTANT
La solution injectable est utilisée de préférence par voie sous-cutanée ou intraveineuse. D'autres voies sont possibles comme la voie péridurale.
Certains médecins prescrivent des ampoules pour faire réaliser par le pharmacien des préparations antalgiques buvables. Ces préparations sont moins utilisées depuis la mise à disposition de formes orales de morphine.
Posologie usuelle :
La posologie, strictement individuelle, est adaptée progressivement par votre médecin en fonction de l'intensité de la douleur et des médicaments éventuellement associés.
Conseils
La morphine et les médicaments apparentés ne sont pas réservés aux douleurs des cancéreux ; ils sont aussi utilisés dans le traitement de courte durée des fortes douleurs pouvant faire suite à une fracture, une intervention chirurgicale, un infarctus du myocarde...
Respectez la posologie et la durée de traitement prescrites par votre médecin. Mais si le traitement paraît insuffisant, n'hésitez pas à reprendre contact avec lui.
Conditions particulières de prescription :
La prescription de morphine et de substances apparentées (stupéfiants) est rédigée par le médecin sur une ordonnance sécurisée.
La durée de validité de l'ordonnance est limitée à 7 jours (28 jours en cas d'utilisation avec une pompe).
Effets indésirables possibles du médicament MORPHINE AGUETTANT
Le plus fréquemment : somnolence, nausées, vomissements qui souvent régressent spontanément ; constipation qui nécessite la prise régulière d'un laxatif.
Plus rarement : agitation, excitation, cauchemars, transpiration excessive (hyperhidrose), sécheresse buccale, rétention urinaire, difficultés à uriner, hypertension intracrânienne, urticaire, démangeasions, réaction allergique.
Diminution de la libido, impuissance et arrêt des règles sont également possibles en cas d'utilisation prolongée d'antalgiques opioïdes.
Dépression respiratoire, notamment en cas d'association à des benzodiazépines ou d'autres médicaments sédatifs. Contactez d'urgence votre médecin si vous avez du mal à respirer, une respiration sifflante ou fortement ralentie.
Syndrome de sevrage : ce médicament pouvant créer une dépendance, des symptômes sont possibles dans les jours qui suivent l'arrêt brutal d'un traitement prolongé : baillements, anxiété, irritabilité, insomnie, frissons, mydriase, bouffées de chaleur, symptômes semblables à ceux de la grippe, nausées, vomissements, anorexie, crampes abdominales, diarrhées, douleurs musculaires ou articulaires.
Vous avez ressenti un effet indésirable susceptible d’être dû à ce médicament, vous pouvez le déclarer en ligne.
Lexique :
Terme | Définition |
alcool | Nom général désignant une famille de substances qui ont la propriété de pouvoir être mélangées à l'eau et aux corps gras. L'alcool le plus courant est l'alcool éthylique (éthanol), mais il existe de nombreux autres alcools : méthanol, butanol, etc. Le degré d'une solution alcoolique correspond au volume d'alcool pur présent dans 100 ml de solution, en sachant que 1 verre ballon de vin ou 1 demi de bière (25 cl) contiennent environ 8 g d'alcool. Lorsque l'alcool est utilisé comme antiseptique, un dénaturant d'odeur désagréable lui est souvent ajouté pour éviter qu'il soit bu. Contrairement à une croyance répandue, l'alcool à 70° (ou même à 60°) est un meilleur antiseptique que l'alcool à 90°. Consultez l'article : Alcoolodépendance |
anorexie | Absence ou perte d'appétit pouvant conduire à une dénutrition grave. L'anorexie mentale est d'origine psychologique : elle se caractérise par un refus de manger ou des vomissements provoqués volontairement et se manifeste particulièrement chez l'adolescent. Chez la jeune fille, elle s'accompagne d'une absence de règles. Consultez l'article : Anorexie et boulimie |
antalgique | Médicament qui agit contre la douleur. Les antalgiques agissent soit directement sur les centres de la douleur situés dans le cerveau, soit en bloquant la transmission de la douleur au cerveau. Synonyme : analgésique. |
antitussif | Médicament qui lutte contre la toux. Les antitussifs les plus puissants contiennent de la codéine ou de la codéthyline. |
constipation | Ralentissement du transit intestinal se traduisant par la raréfaction des selles. Consultez l'article : Constipation de l’adulte ou Constipation de bébé et de l'enfant |
convulsions | Contractions involontaires limitées à quelques muscles ou généralisées à tout le corps. Elles sont dues à une souffrance ou à une stimulation excessive du cerveau : fièvre, intoxication, manque d'oxygène, lésion du cerveau. Les convulsions peuvent être dues à une crise d'épilepsie ou à une fièvre élevée chez le jeune enfant. |
excipient | Substance sans activité thérapeutique entrant dans la composition du médicament ou utilisée pour sa fabrication. L'excipient a pour fonction d'améliorer l'aspect ou le goût, d'assurer la conservation, de faciliter la mise en forme et l'administration du médicament. Il sert aussi à acheminer la substance active vers son site d'action et à contrôler son absorption par l'organisme. L'excipient devrait avoir une innocuité parfaite (être bien toléré) ; néanmoins certains peuvent entraîner des réactions allergiques ou des intolérances individuelles : il s'agit des excipients à effet notoire. Consultez l'article : Les excipients à effet notoire |
impuissance | Érection impossible ou insuffisante pour la pénétration. Consultez l'article : Troubles de l’érection |
infarctus du myocarde | Destruction d'une partie du muscle cardiaque (myocarde), privé de sang par obstruction de ses artères. Consultez l'article : Après un infarctus du myocarde |
insuffisance respiratoire | Incapacité des poumons à oxygéner correctement le sang et à éliminer le gaz carbonique en excès. |
intraveineuse | Injection d'un médicament dans une veine, généralement au pli du coude, après désinfection de la peau. Lorsqu'il s'agit d'une injection intraveineuse directe à l'aide d'une seringue, l'effet du médicament est immédiat, mais bref. À l'inverse, la perfusion permet une administration continue et contrôlée de la substance active, diluée dans un flacon de sérum. Abréviation : IV. |
morphine | Substance extraite du pavot (opium). La morphine a des propriétés sédatives et antalgiques puissantes. Son usage expose à un risque de dépendance. Consultez l'article : Les médicaments des douleurs intenses. |
morphinique | Substance apparentée à la morphine. |
mydriase | Augmentation anormale du diamètre de la pupille de l'œil qui ne réagit plus à la lumière et reste dilatée. Cet état provient d'une anomalie de l'œil ou de la prise de certains médicaments (atropiniques, etc.). |
neuroleptique | Famille de médicaments utilisés dans le traitement de certains troubles nerveux ou de symptômes divers : troubles digestifs, troubles de la ménopause, etc. |
perfusion | Administration très lente d'une substance par voieintraveineuse. Le flacon est relié à la veine par un tuyau souple et transparent permettant de contrôler le débit. Synonyme : goutte-à-goutte. |
posologie | Quantité et répartition de la dose d'un médicament en fonction de l'âge, du poids et de l'état général du malade. |
prostate | Organe génital masculin dont la sécrétion contribue à la formation du sperme. Consultez l'article : Hypertrophie bénigne de la prostate (HBP). |
syndrome | Ensemble de symptômes fréquemment associés ; un syndrome grippal, par exemple, associe une fièvre élevée, des courbatures et un mal de tête. Un même syndrome peut être présent dans des maladies de causes différentes. |
syndrome de sevrage | Réaction due à la privation brutale d'une substance (médicament, toxique, alcool, etc.) à laquelle l'organisme a été habitué. Certains médicaments pris pendant la grossesse peuvent provoquer cette réaction chez le nouveau-né. Une forme particulière de syndrome de sevrage est le manque ressenti par les toxicomanes lorsqu'ils sont privés de drogue. |
test antidopage | Les sportifs peuvent être soumis à des tests destinés à détecter la présence dans leurs urines de substances dopantes ou de leurs dérivés. Le Comité international olympique et le ministère de la Santé et des Sports tiennent à jour une liste des substances considérées comme dopantes. Ces substances sont très variées : hormones anabolisantes qui développent les muscles, excitants qui augmentent la vigilance, bêtabloquants qui ralentissent le cœur et, par exemple, permettent aux tireurs à l'arc de décocher leur flèche entre deux battements cardiaques, etc. Certains médicaments tels que les crèmes, les gouttes auriculaires, contiennent des substances considérées comme dopantes, mais la probabilité pour que ces substances passent dans le sang et soient retrouvées dans les urines est très faible. Dans le doute, l'éventualité d'une réaction positive est mentionnée pour chaque médicament lorsqu'une substance dopante est présente dans sa composition. Il appartient au sportif de décider avec son médecin s'il peut utiliser ou non un tel médicament. |
tranquillisant | Médicament luttant contre l'anxiété et le stress. La majorité des tranquillisants appartiennent à la famille des benzodiazépines. Synonyme : anxiolytique. |
urticaire | Éruption de boutons sur la peau, dont l'origine est le plus souvent allergique. Les boutons ressemblent à des piqûres d'orties et leur couleur varie du rose pâle au rouge. |
veine | Vaisseau sanguin conduisant au cœur. |
voie |
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Spécialités de la gamme
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fiche abrégée
MORPHINE (CHLORHYDRATE) AGUETTANT 0,1 mg/ml sol inj
intraveineuse, intraveineuse (en perfusion), péridurale, intrathécale, intraventriculaire, sous-cutanée, sous-cutanée (perfusion)Stupéfiant - Remb 65%Commercialisé
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fiche abrégée
MORPHINE (CHLORHYDRATE) AGUETTANT 10 mg/ml sol inj
intraveineuse, intraveineuse (en perfusion), sous-cutanée (perfusion), péridurale, sous-cutanée, intraventriculaire, intramusculaire, intrathécaleStupéfiant - Remb 65%Commercialisé
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fiche abrégée
MORPHINE (CHLORHYDRATE) AGUETTANT 40 mg/ml sol inj
intraveineuse, intramusculaire, sous-cutanée, intrathécaleStupéfiant - Remb 65%Commercialisé
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